Record de fréquentation : 2,5 millions de spectateurs

Mawazine 2018 a, encore une fois, franchi la barre des 2,5 millions de spectateurs (accès gratuit à 90%), selon les organisateurs, en plus des millions de téléspectateurs qui ont célébré les musiques du monde entier, à travers les chaînes de télévision nationales et internationales, ainsi que par le biais des réseaux sociaux.

A ce titre, l’association Maroc Cultures, à travers ce record d’audience, ne pouvait qu’exprimer ses plus profonds remerciements au public, toujours fidèle. Les festivaliers sont venus, non seulement du Maroc et du Maghreb, mais aussi d’Espagne, de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Ecosse, des Etats-Unis…

C’est dire la notoriété grandissante de cet événement musical. Festival de tous les records, avec une fréquentation qui ne cesse de grandir d’année en année, Mawazine a, une fois de plus, confirmé sa place en tant qu’événement musical international.

130 concerts, 1500 artistes, 5300 emplois…

Le festival Mawazine-Musiques du monde, c’est 9 jours, 5 scènes, OLM-Souissi, Nahda, Salé, Bouregreg et le Théâtre national Mohammed V, 130 concerts, 1500 artistes, 40 pays représentant les cinq continents, un gisement d’emplois de l’ordre de 5300 (directs et indirects), plus de 600 journalistes (radio, TV, sites et presse écrite). Incarnation des valeurs d’ouverture et de tolérance, la manifestation a positionné les villes de Rabat et de Salé au centre du calendrier culturel mondial, offrant une vitrine incontournable à la région.

Elle a aussi proposé un accès gratuit à 90% des festivaliers. Toutes les musiques et tous les publics étaient au rendez-vous. Mawazine est aujourd’hui l’un des rares festivals au monde à ne pas percevoir d’argent public. Entièrement autonome, son modèle économique s’appuie sur les revenus tirés des ventes de tickets et du sponsoring des sociétés privées, éliminant ainsi toute aide publique.

Sur les tablettes des festivals, Mawazine est classé deuxième, en termes de popularité, selon un classement dressé par la chaîne musicale MTV. Pour conforter encore plus la dimension culturelle du festival, de partage, d’accessibilité, de tolérance et d’ouverture, Facebook, 1er réseau social au Maroc et dans le monde, a souhaité s’associer cette année à Mawazine.

Ayant comme objectif commun de faciliter l’accès des jeunes au divertissement et à la culture, Facebook et Mawazine ont rassemblé les populations et les peuples autour de moments de joie et de communion, afin qu’elles puissent les relayer en direct ou à travers les nombreuses fonctionnalités, avec leurs communautés sur Facebook. Citons quelques moments forts de cet événement culturel annuel.

Babylone, Souad Massi, Rilès et les autres

La formation Babylone, auteure du tube Zina, et Souad Massi, qui ne sont plus à présenter, ont donné des concerts inoubliables au Théâtre national Mohammed V. La révélation de la planète rap, Rilès, qui fait un tabac sur YouToube, s’est produit sur la grande scène en plein air sur les rives de l’oued Bouregreg, un espace dédié à la musique africaine. Le rappeur Rilès s’est illustré de par un show haut en couleur et a annoncé qu’il remettait le cachet de sa prestation à une association marocaine. Un élan de générosité qui a été largement applaudi et qui rappelle ce que de nombreux artistes ont déjà réalisé à Mawazine, à l’image de La Fouine en 2017, qui avait remis une partie de son cachet à la Maison des enfants Lalla Hasnaa.

A l’OLM Souissi, le concert exceptionnel de Bruno Mars a rassemblé toutes les générations pour une prestation unique qui a été ovationnée. C’était «too funky», comme dirait George Michael. Martin Garrix, le jeune Hollandais de 22 ans, surdoué du «djing», sa différence, c’est qu’il grimpe carrément sur la table des platines pour chauffer le public. Et c’est le décollage. Il dépasse le mur du son.

Avec Martin Garrix, on ne sautille pas, on saute en l’air. Du fitness collectif très «dance» : Jump ! Jump! Jump ! (Saute !). Avec les hits Byte, Turn Up The Speakers (Afrojack), Waiting for Tomorrow (Pierce Fulton, Mike Shinora), Boomerang (Brook), Like I Do (Brooks, David Guetta), Spotless (Jay Hardway), Forever(Matisse & Sadko), Lions in the Wild (Third Party), The Only Way is Up (Tiesto), Scared to be Lonely (ft. Dua Lipa), Make Up Your Mind (Florian Picasso), So Far Away (David Guetta), Animals, Don’t Look Down (ft. Usher), Ocean (feat Khalid) ou encore Name of Love (ft. Bebe Rexha). Et il rendra hommage à un autre DJ, disparu récemment et prématurément, Avicii : «Cette chanson est très spéciale pour moi.»

«French kiss» de Montana

Karim Kharbouch, alias French Montana, 34 ans, un enfant de Casablanca ayant émigré aux Etats-Unis à l’âge de 13 ans avec ses parents. Vivant dans le quartier du Bronx à son arrivée, il ne parlait qu’arabe et français. D’où les sobriquets de «Young French» et «French Montana» qui deviendront plus tard ses noms de scène. Il apprendra l’anglais au lycée et dans la rue. Celle de la culture hip-hop urbaine. Celle pionnière de New York. Celle de la «East-Coast», par opposition à la «West-Coast».

Celle de Sugar Hill Gang, Notorious B.I.G., Fat Joe, Talib Kweli ou encore d’Afrika Bambaataa. Pour ne citer que celles-là. Il est connu par ses battles et ses mix-tapes dans sa jeunesse dans le Bronx. Il a travaillé avec le gotha du rap et R’n’B, tels que P. Diddy, Akon, Drake, Rick Ross, Wiz Khalifa, Lil Wayne, Nicki Minaj, Snoop Dogg, Scarface et Ne-Yo. Et French Montana était sur la place.

A l’OLM-Souissi, devant des dizaines de milliers de fans, l’étoile canadienne, Abel Tesfaye, alias The Weeknd, a offert un show de folie devant une foule immense, dans un univers sonore qui mixe funk, électro, R’n’B et rap pop. Le chanteur de raï d’Oujda, Douzi, très populaire, a fait un carton, à l’espace Nahda, dédié à la musique panarabe. Douzi a été exceptionnellement généreux à l’endroit d’un public chaleureux, en livrant un récital dense et «copieux».

De Mani Zaâfan à Moudja, en passant par Mazal Mazal, un titre en hommage au regretté Cheb Akil. Douzi prépare un album avec le producteur égyptien Mohsen Gaber chez le label Musica : «C’est une collaboration avec un professionnel de la musique égyptienne, un échange et un honneur.» Il sortira bientôt un clip, un single, Amar, très onéreux. Car c’est une grosse production.

A la scène de Salé (Sla), de véritables symboles, Stati, Nass El Ghiwane, Maâlem Boussou et Najat Aâtabou, qui figurent parmi les maîtres incontestés du chaâbi marocain, ont fait sensation devant leurs fans venus nombreux pour les acclamer.

Luis Fonsi a bouclé la boucle du festival Mawazine-Musiques du monde, à l’espace OLM-Souissi, devant des dizaines de milliers d’aficionados, grands et petits, à travers un finish en apothéose, avec immanquablement le hit planétaire Despacito (5 279 559 741 vues à 11h53, hier matin, sur Youtube).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *